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Le Patrimoine du Pays de Châtenois
 
A voir sur le site :    Les Châteaux   -   Les Maisons
 
 

On appelle le pays de Châtenois la « petite Bretagne lorraine ». Nulle part ailleurs en Lorraine, voire en France – hors la Bretagne - il n’y a pareille prolifération de signes extérieurs de dévotion.

Le Pays a connu 3 périodes fastes de construction : 
 L’âge roman au 12e 
 L’âge flamboyant aux 15e et 16e 
 L’âge baroque aux 17e et 18e

De l’âge roman subsistent quelques vestiges intégrés dans des constructions flamboyantes ou plus tardives : linteau au firmament mystique d’Aouze, fenêtre absidiale de  Saint Paul, clocher de Vouxey ou chevet de Vicherey.

 

 

 

Ce sont les créations de l’âge flamboyant qui ont valu au Pays son surnom de petite Bretagne lorraine. Aux 15e et 16e la Lorraine connaît une longue période de paix après des siècles de troubles. Les vieilles églises romanes sont ruinées et remplacées par de nouvelles églises-halles (les 3 vaisseaux sont à peu près d’égale hauteur) : Aroffe, Aouze, Removille, Vouxey ou Sandaucourt.
Quelquefois l’argent manquera et seule l’abside sera construite : Rouvres, Attignéville, Saint Menge, Balléville ou Dommartin.

 

Ce qui caractérise cette période c’est la variété des remplages  (réseaux d’armatures de pierre qui divisent les fenêtres). Ci-contre le remplage d’une baie de Vouxey : 3 lancettes dominées par une double paire de mouchettes et un soufflet central. A Removille chacune des 10 baies présente un décor différent.

 

 
Le mobilier de pierre de ces églises est somptueux : retables de  Removille, Courcelles, Rouvres, Attignéville, Aroffe ou Balléville.
 




Balléville : retable en façade de l’église

Mise au tombeau de Rouvres

Statues et bas-reliefs, tels la belle pietà d’Aouze (chapelle du cimetière) ou le Saint Hubert de Vouxey.

Vouxey : Saint Hubert (façade d’une maison)

 

30 croix et calvaires des 16e et 17e


 

Le visiteur remarquera surtout les très nombreux calvaires et croix.
Ils présentent tous une structure identique : un socle de section carrée dans lequel s’encastre un fût de section octogonale (plus tard circulaire ou carrée)
Qui porte la sommité (la croix accostée de nombreux personnages).
On rencontre plusieurs types de sommités :
La sommité « arbre de vie » à la croix écotée : Dolaincourt (1522), Balléville (1522), Morelmaison (1522), Removille, Rouvres, Attignéville.

 

 La sommité à croix à médaillons : Rainville, Rouvres, Rémois, Dolaincourt, Balléville.

 La sommité à oculus (dont la forme évoque l’oculus des armoires eucharistiques) : Vouxey, Châtenois, Sandaucourt, Viocourt, Aouze.

 Croix à balustres : Dolaincourt et Châtenois-Mannecourt.

 Croix  au motif flamand du «Précieux Sang» à Attignéville et Removille.

 




Rouvres : croix Jean Maugras.

Châtenois : croix du vieux cimetière.

Dolaincourt : croix Foront.

Removille : croix du Précieux Sang.

 

 Croix d’inspiration Renaissance : Houécourt et Viocourt.

 L’âge baroque après les guerres du 17e  permet la restauration ou la reconstruction des églises et des établissements religieux. 

 Le mobilier de bois baroque est des plus riches : boiseries, bancs, chaires, tableaux ou autels.

 Les calvaires baroques s’inspirent  des colonnes antiques (La Neuveville), qui s’enrichissent souvent d’un enroulement de feuillage (laurier ou figuier) : Rouvres, Houéville, Châtenois, Gironcourt et Aouze.

 




Viocourt : croix du cimetière (1586)

Châtenois : prieuré bénédictin (1742) et église saint Pierre (1843)

Longchamp : baldaquin du maître-autel (1722)

Houéville (1634)

 
 
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